Après avoir signé un best-seller avec un retentissant true crime, Tom Dunbar a disparu des radars. Son ambitieux second livre a fait un flop. Alors que les droits d’auteur commencent à se tarir, le restaurant imaginé par sa femme, la sublime et vénéneuse Beth, les précipite dans un gouffre financier. Ils vont tout perdre, jusqu’à leur maison avec vue sur l’océan, dans l’un des coins privilégiés de Los Angeles.
La situation est critique : hors de question pour Tom de renoncer à l’écriture et, pour Beth, de s’exiler dans un quartier de seconde zone. Heureusement, elle a un plan : soutirer de l’argent à son père, Bud Sturges, auteur à succès. Mais quand le richissime écrivain refuse, une idée sombre et dérangeante commence à s’insinuer dans les esprits survoltés de Beth et Tom…
Avec une voix unique, tendue, implacable, James Robert Baker, livre avec Diables blancs, resté inédit jusqu’ici, un récit démoniaque, où l’on sombre dans un maelström de folie et d’aveuglement. Œuvre brillante dans sa forme, corrosive par le fond, aussi noire qu’hilarante, cette satire fulgurante d’une élite de parvenus révèle, sous le vernis de l’intellectualisme, leur abjection.
James Robert Barker (1946–1997) est un écrivain américain dont l’œuvre violente, satirique et profondément politique a marqué la littérature underground des années 1980 et 1990. Mis au ban après la publication de Tim and Pete (1993), il laisse une œuvre brève et radicale, devenue culte après sa mort.
Diables blancs, de James Robert Baker. Traduit de l’anglais par Yoko Lacour. Inédit en français et dans le monde. 288 pages. Illustration de couverture par Lola Beltrán. Format:: 14 x 19,5 cm. Titre original:: White Devils. Date de publication : 6 février 2026.
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La Maison des feuilles









À partir du milieu des années 1980, James Robert Baker publie plusieurs romans qui imposent une voix singulière : violente, outrancière, satirique, profondément politique. Son écriture, souvent qualifiée de cinématographique, se caractérise par une énergie brute, des constructions audacieuses et une rage assumée contre l’homophobie, l’hypocrisie et l’indifférence face aux tragédies contemporaines. Il connaît un succès critique réel, culminant à la fin des années 1980, et s’impose comme une figure à part dans le paysage littéraire américain.
À partir de ce moment, sa carrière bascule. Les éditeurs cessent de le lire. Baker est progressivement ostracisé par le milieu éditorial, mis au ban d’un système qu’il avait pourtant nourri d’une énergie paraissant sans fin.









